Je vous l’avais déjà dit il y a quelques temps, vendredi dernier était un grand jour : ma 1ère plaque à l’Université de San Diego State (SDSU).
Je le répète, ce n’était qu’un match amical, mais quand même. J’attendais ça avec impatience. Après 4 « matchs » passés sur bases, je voulais savoir si j’avais les cou capacités pour affronter ces lancers à plus de 90 mph.
Contrairement à d’habitude, je suis arrivé au Tony Gwynn Stadium très en avance. Le premier, même. J’ai pris le temps de m’asseoir dans les tribunes pour contempler. Contempler ce magnifique stade, humer l’atmosphère d’avant-match, mais aussi prendre du recul sur les évènements.
Une fois habillé, je suis descendu sur le terrain, sans trop de pression. Les joueurs finissaient leur échauffement, sortaient des cages de frappes ou des bull-pens (promis, un jour, je ferai un lexique pour les néophytes !) puis la trentaine d’étudiants et leurs coachs ont commencé à s’agglutiner devant les dug-outs. Il y avait même une dizaine de spectateurs dans les tribunes. Vu le nombre, on se serait cru en France, mais les tribunes sont nettement plus jolies ici !
J’ai échangé quelques amabilités avec le coach assistant, pris les balles de match et posé mes fesses derrière l’assiette, comme ils disent ici (the plate, the dish… le marbre quoi !), prêt à prendre les premiers pitches d’échauffement.



Évidemment, j’ai pas pu m’empêcher de regarder l’écran géant au champ centre pour savoir ce que racontait le radar : 85-90 pendant l’échauffement… pas mal. Le tout sous l’œil bienveillant, au champ droit, de Stephen Strasburg, joueur professionnel natif de San Diego et, bien entendu, de Tony Gwynn, né pas très loin d’ici, à Los Angeles, qui a donné son nom au stade de SDSU. A coté de la photo de Mr Gwynn, il y a ces mots (ses mots, sans doute) :
Do things right !
J’avais bien pour objectif d’appliquer ce principe à la lettre. Si je voulais avoir une chance de revenir un jour, il valait mieux que j’écoute Mr Gwynn !
Et puis, j’ai annoncé « Play ! »
4 manches. Seulement 4 manches. Mais j’ai pris mon pied. Je suis rentré à la maison en disant à Laura « c’est ça que je veux faire, c’est là que je veux être, c’est pour faire ce genre de match que je suis venu ».
Si seulement quelqu’un pouvait m’entendre. Si les Dieux du Baseball pouvaient m’entendre. Zut… Ils ne parlent peut-être pas ma langue… mais je peux toujours leur demander.
To be continued… ou pas.