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Welcome to Cutternation!

Mercredi dernier, j’ai eu l’opportunité d’aller me chauffer les yeux à Cutternation, un batting-center équipé des dernières technologies en matière de coaching baseball, avec Trackman et HitTrax, en particulier. Le tout à 15 minutes de chez moi.

Jon Sintes, fondateur et directeur, ancien lanceur pro, est aussi pitching coach au San Diego City Community College, une équipe qui évolue dans la PCAC (Pacific Coast Athletic Conference), la Conférence dans laquelle j’officie en Junior College. Il intervient aussi auprès des San Diego Padres en tant que Scout Team Pitching Coach. Bref : une pointure, comme on dit !

J’ai donc passé plus de 2 heures dans la cage avec une trentaine de joueurs du SDCCC et je peux vous dire que les mecs n’étaient pas là pour faire un p’tit batting practice tranquille… non non non !! Les joueurs étaient là pour se battre, pour montrer de quoi ils étaient capables, aussi bien sur le monticule que dans la boîte de frappe !

On a joué 6,5 innings, intenses, où 2 équipes s’affrontaient comme dans un vrai match, avec l’aide du HitTrax qui décidait des fly-out, grounders ou des hits et des doubles ! Les joueurs n’étaient pas toujours d’accord avec la technologie et ça râlait, ça hurlait et ça chambrait dur !

Bien sûr, on comptait les points et je peux vous dire que l’ambiance était survoltée : dans la 5ème, on est à 2-2, coureurs en 2 et en 3, quand un des joueurs frappe une bombe. Ça crie comme si on venait d’assister au walk-off en game 7 des World Series mais dans la seconde qui suit, tout le monde s’arrête et on attend la décision du HitTrax : c’est un double !

Le frappeur exulte, crie encore plus fort, se faufile à travers les filets pour sortir de la cage de frappe, reçoit une ovation de ses co-équipiers, à grands coups de high-fives et gros bombages de torses façon NCAA, quelques provocations pour l’équipe adverse au passage, et le mec part en courant à travers le batting-center, toujours en hurlant, pour se retrouver dans la cage d’à côté pour finalement laisser exploser sa joie !

J’vous dis… c’était INTENSE !

De mon côté, c’était ma seconde expérience avec le Trackman, mais c’était la 1ère fois où je pouvais avoir le feedback en instantané : le joueur responsable de la tablette qui affichait les résultats du Trackman et du HitTrax, était juste derrière moi, à l’extérieur de la cage. Je pouvais donc voir la localisation du pitch, la buffer zone, tout ça en quasi-direct.

Et je me suis rendu compte assez vite que la technologie était plutôt stricte (ou peut-être que j’étais mauvais !!). Jon m’a expliqué qu’elle était réglée pour « ses lanceurs pros », qui viennent parfois s’entraîner chez lui. Pas étonnant.

J’ai, évidemment, appelé certains strikes que la machine annonçait « balle ». Dans ma tête, je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’un tel appel, en match, me vaudrait sans doute quelques cris en provenance du dugout, voire quelques noms d’oiseaux ! Mais qu’importe. Après quelques manches, j’ai réalisé que j’étais en train de m’adapter à la machine et que certains de mes appels, surtout au coin extérieur bas, était ceux « attendus » par le Trackman et plus forcément ceux que j’aurais fait en game. Et ça avait le mérite de me faire bosser sur mon timing.

On se serait cru en Minor League, où chaque pitch peut être challengé par le batteur, le catcheur ou le lanceur. A la différence près que l’autre jour, j’avais la trentaine de joueurs juste à côté de moi, autour du filet, certains à moins de 2 mètres. Plus les cris, la musique à fond dans le batting-center… c’était aussi un excellent moyen de bosser sur ma concentration et d’essayer de ne pas me faire « happer » par l’excitation des joueurs.

Franchement, je trouve que je m’en suis sorti très honorablement : je n’ai pas pu avoir de rapport global mais, à vue de nez, je dirais que 10% de mes appels ont été modifiés par le Trackman, en rappelant que la zone était, d’après moi, plutôt très stricte, de par les réglages.

Bon, enfin… ça c’était avant le dernier lancer du match… low and inside… j’appelle « ball » ! Dernier batteur. La home team mène au score. Si j’ai raison, c’est un base-on-balls et le match continue…. Je vois Jon, à l’autre bout de la cage de frappe, tablette en main. Il regarde l’écran, marque une pause, attend le résultat… puis il pointe son doigt… comme pour dire… strike… merde ! J’ai raté mon dernier appel ! F*** !!! La home-team exulte : ils viennent de remporter les World Series sur un K looking que l’arbitre n’a même pas appelé !!! C’est sans aucun doute ça l’avenir du Baseball… il faudra s’y habituer !

Merci Jon pour cette expérience. Merci aux joueurs du San Diego City Community College de m’avoir intégré dans leur practice. C’était énorme, intense et très formateur.

+ d’infos :

https://www.cutternation.net/

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71, noir, impair et… passe ?

Histoire d’un arbitre français qui mise gros à Las Vegas.

Non, je ne suis pas allé flamber dans les Casinos de Las Vegas. C’est pas les machines à sous qui manquent pourtant là-bas. Non, je vous jure, je n’y ai pas mis les pieds.

J’étais à Las Vegas pour un tout autre genre de jeu. Un jeu de hasard ? Presque. Un jeu où une partie des cartes est entre tes mains. Mais seulement une partie. Le reste est entre les mains de quelques évaluateurs, instructeurs ou désignateurs, que tu connais même pas. Et aussi un peu entre les mains de la chance.

Du 18 au 20 Octobre, à Phoenix, puis du 24 au 27, à Las Vegas, j’ai donc participé à deux Clinics d’arbitres, avec pour principal objectif de tenter une percée en College la saison prochaine.

A dire vrai, c’est un peu comme jouer au poker : tu dépenses pas mal d’argent (environ 1800 $ pour les 2 Camps : inscriptions, hôtels et frais divers) et tu espères au moins récupérer une partie de ta mise. Mais secrètement, tu rêves de décrocher le jackpot, de dévaliser la banque !

C’est donc un peu avec cette idée en tête que j’ai préparé mon sac pour Phoenix et, seulement deux jours plus tard, pour Vegas. 5 ou 6 heures de route à chaque voyage… ça laisse le temps de réfléchir ! Au pire, rien ne se passe… je perds ma mise mais j’aurai quand même la possibilité de progresser grâce aux Clinics. Au mieux, un désignateur me remarque et je peux peut-être espérer un petit spot en Junior College pour la saison 2025.

Alors en roulant au beau milieu du désert, je continue de réfléchir : un an que j’ai débarqué à San Diego avec mon sac d’arbitre. Un an que j’ai changé de vie, laissant derrière moi mes parents, ma fille, ma famille et tous mes amis. Et aussi tous mes amis arbitres, ma deuxième famille.

Les arbitres, ici, c’est comme les casinos à Vegas : il y en a beaucoup (les amis, eux, se font beaucoup plus rares). En un an, je peux dire que j’en ai vus des arbitres : + de 260 matches depuis que je suis arrivé à San Diego. Pour comparaison, pendant mes 12 années d’arbitrage en France, j’avais une moyenne de 40 à 65 matchs par an. Aujourd’hui, j’en suis déjà à plus de 230 rien que pour l’année 2024 (en commençant le 6 Janvier… oui, parce qu’ici, le 6 Janvier, on joue au Baseball, bien sûr !). Alors, oui, j’en ai vu des arbitres.

Pas tous bons, il faut bien l’avouer. La faute à qui ? La faute à une pénurie d’officiels. Et oui, beaucoup d’arbitres mais, au final, pas assez (il y a quelques jours, j’ai même trouvé une annonce sur Indeed pour recruter des arbitres de Softball !). Peut-être parce qu’il y a trop de matches… va savoir. Alors forcément, ça ne tire pas vers le haut.

Pour vous donner une idée : la mécanique à deux a été changée et a supprimé la responsabilité de U1, en position A, de revenir au marbre après être sorti en champ droit. « Pourquoi ? », ai-je demandé naïvement. Réponse : parce qu’une partie (non négligeable, visiblement) de mes collègues est incapable de réaliser cette rotation. Physiquement incapable, s’entend.

« C’est vrai que c’est tellement plus facile de tourner autour du monticule, de revenir au marbre, avant le coureur bien sûr, et de se créer un bon angle pour faire un call vaguement important… ». Mais… qui a dit que PU faisait le tour du monticule… ? Ah ben, oui…. Forcément… on s’arrange avec le manuel, donc.

C’est ainsi que la working area devient un point fixe quelque part derrière le monticule. Que la librairie se retrouve quelque part dans le cercle autour du marbre. Et que « angles et distances » reste sans doute un concept désuet utilisé par quelques vieux architectes.

Et quand je vous dis que ça ne tire pas vers le haut, je vous donne quelques exemples : voici donc mon top 3. C’est cadeau !

N°3 : Un collègue à la plaque qui utilise un tabouret pliant entre chaque manche, pendant que les lanceurs s’échauffent. Oui, monsieur ! Mais dis-moi, partner… Si tu as un boulot, où tu es payé donc, et qui t’impose la position debout, tu crois que le patron, tes collègues et les clients vont apprécier que tu t’assoies toutes les 10 minutes ?!

Je ne parle même pas de ceux qui sont sur leur téléphone entre chaque manche.

N°2 : Un autre qui, après un bon premier match à la plaque, passe sur bases pour le second match et débarque en arborant un magnifique chapeau de pêcheur… comme sur la photo… Étonnant, non ?!

N°1 : Pour mon premier (et unique, jusqu’à ce jour) match de play-off en high-school, en mai dernier, je retrouve mon partenaire, entre 60 et 70 ans, sur le parking (ah… le vestiaire à l’arrière de la voiture… c’est ce que je préfère ici !!). On se présente, on discute, puis il se lance dans un pre-game de très bonne facture, tout en continuant de s’habiller, assis sur le rebord de son coffre. Signaux, rotations, responsabilités… tout y passe. Puis vient le moment de se diriger vers le terrain. Il se lève et on commence à marcher…. Enfin… je marche…. Et lui, il boîte péniblement.

Attention, je respecte cette personne qui est sans doute tout aussi passionnée que moi et qui a sans doute passé sa vie sur les terrains ; mais je me demande juste, surtout pour un match de play-off, si la pratique va être à la hauteur de la théorie d’avant-match.

En prime, voici le prix spécial du jury : ce collègue arrive systématiquement sur le terrain avec son enceinte bluetooth et joue les DJ avant le match mais aussi entre les manches. Sérieux ? J’ai raté un chapitre dans le manuel ou quoi ? C’est marqué où que c’est de notre responsabilité ?

Mister Bob le pêcheur, lui, il est connu des dirigeants de l’association des arbitres qui nous fait bosser. Mais tant qu’il n’y aura personne pour le remplacer, il pourra porter son chapeau en toute impunité et il percevra entre 75 et 105 $ par match, selon le niveau de jeu, comme les autres. Et mon p’tit vieux boiteux, même combat : s’il est (encore) sur le terrain, c’est qu’il n’y a personne pour le remplacer. Alors on l’assigne sur un match de play-off.

Je ne suis pas en train de dire qu’ils ne sont pas bons et que je suis meilleur. Non : je dis juste que si je continue comme ça, dans 10 ans, je serai assis sur un tabouret pliant, je porterai un bob et avec un peu de chance, je boiterai. Mais surtout, je ne respecterai plus le jeu, les joueurs et potentiellement, la fonction d’arbitre elle-même.

En fait, quand je mise une partie de mes économies pour espérer un jour officier en College plutôt qu’en Adult Ball ou en High-School, c’est aussi, et peut-être surtout, pour éviter de me retrouver à bosser avec ces collègues qui visiblement ont perdu de vue l’exigence que requiert notre fonction.

Lors de ces deux Clinic, j’ai justement retrouvé cette exigence. Et ça fait un bien fou.

Le premier Clinic était sur la mécanique à deux. C’est la mécanique utilisée en Junior College ; donc une chance de montrer ce qu’un petit français a appris sur le vieux Continent. Ce Clinic était organisé par « Umpire Focus », dirigé et encadré par Adam Dowdy, ancien arbitre MLB et actuel Crew-Chief en NCAA Division 1, avec le soutien d’Alex Tosi, arbitre MLB depuis 2019, et Brian Fields, ancien arbitre de MiBL. Bref, du beau linge, comme on dit ! Et, cerise sur le gâteau : on a pu profiter des magnifiques installations des Sun Devils de l’Université d’Arizona State, et du Tempe Diablo Stadium, stade utilisé par les Angels lors du Spring Training. La grande classe !

Le 2ème Clinic, à Las Vegas, traitait des mécaniques à 3 et 4 arbitres. Une ligne essentielle à ajouter à mon CV si un jour je prétends grimper l’échelle NCAA. Encadré par une brochette de crew-chiefs de NCAA D1, ce camp m’a d’emblée impressionné : une 40aine d’arbitres, dont certains évoluaient déjà en D3 ou D2, une atmosphère « école pro » (même si j’y ai jamais mis les pieds, j’imagine…) et la présence non-négligeable d’un certain Billy Haze, « Coordinator of Collegiate Baseball Umpires »… ZE Big Big Boss de la côte Ouest. Bref, le niveau était monté d’un cran. Les exigences aussi.

Après 2 heures passées en classe, on est partis au stade de l’Université de Nevada Las Vegas et, après la photo de groupe et quelques blablas…, on est passé sur le terrain pour les premiers exos : pick-offs en 1B et vols de 2B. Avec, bien entendu, la quarantaine de jeunes athlètes de l’UNLV qui, eux, s’échauffaient depuis deux heures et qui, visiblement, eux aussi, jouaient leur vie.

C’était stressant mais carrément excitant !

Évidemment, lors de ces deux Clinics, on était évalués pendant des matches. Soit des matchs d’entraînement (j’ai plaqué 3 manches d’un match des Sun Devils d’Arizona State), soit des matches d’adult-ball, à proximité du Clinic. En tout, j’ai officié 7 games lors des deux Clinics. Et j’avoue que les feedbacks ont été plutôt positifs. Surtout avec Adam Dowdy !

C’est très bien d’avoir de bons feedbacks mais ça ne donne aucune certitude sur le fait que tu vas avoir ton nom sur la liste des arbitres NCAA et encore moins que tu vas recevoir ta première assignation. Comme on a vu plus haut, t’es pas tout seul à attendre…

Alors depuis la fin Octobre, j’attends. J’espère. Je rêve.

Et puis, le 5 Novembre, je reçois un mail de Billy Haze, Ze Big Boss, que j’avais déjà contacté dès la fin Juin, histoire de lui dire que j’existais. Bien sûr, il me dit qu’il n’a pas de places pour moi, sans me préciser d’ailleurs de quel niveau il parle, mais il me met en relation avec Pete L., désignateur en Junior College pour la Californie du Sud, et avec Rich P., désignateur en JuCo pour le sud de L.A., affirmant que « c’est une bonne façon de débuter en NCAA ». Déjà, c’est énorme ! Mais en plus, à la fin de son mail, il ajoute : « J’aimerais garder un œil sur ta saison et voir si nous pouvons éventuellement te faire de la place pour la saison 2026 ». Mais carrément ! Tu sais, je suis pas très gros… j’ai besoin que d’une toute petite place… !!

J’ai répondu à Billy dans la foulée en mettant en copie Pete et Rich et en disant que j’étais chaud et après…… j’ai attendu… attendu…. J’avais déjà contacté Pete L. début Juillet, donc j’attendais déjà depuis très longtemps. Mais j’ai attendu encore. Et encore.

Le 20 Novembre, Pete m’appelle enfin ! Mais je suis littéralement en train de monter dans l’avion qui me ramène à San Diego après mon voyage à New York (oui, parce que j’ai aussi passé 10 jours à NYC… !). Je lui bafouille que le timing n’est pas bon et il me dit qu’il me rappelle le lendemain.

Le lendemain, rien. J’attends encore. Tous les deux ou trois jours, je lui rappelle que j’existe avec des textos. Et puis j’attends. Deux semaines en tout ! C’est très long deux semaines quand ton avenir, ta carrière est en jeu. Et puis, le lundi 2 Décembre, il me rappelle. Me dit qu’il veut me superviser sur un match. Qu’il y a des matchs amicaux de JuCo dès Janvier. Qu’il peut me mettre en supplément sur sa liste. Et qu’en tant que « substitute », il y a toujours des remplacements à faire durant la saison. Que je pourrai bosser sur plusieurs matches. Qu’il y a même la possibilité de bosser sur un « full schedule »… Énorme !

Évidemment, ça valait la peine d’attendre « un peu ». Cela dit, je reste très prudent, et humble, comme d’habitude. Pour deux raisons : je peux merder grave le jour de ma supervision et me faire jeter de la liste. Sans attendre cette fois ! Mais je peux aussi débuter ma saison en JuCo, tranquille, et me faire jeter après quelques matches, tout simplement parce que je ne serai pas assez bon, ou parce qu’il y aura meilleur que moi. Je ne sais pas… un mec avec un tabouret… ou un chapeau de pêcheur, va savoir !

Morale de l’histoire : je vais encore devoir attendre un peu. Un mois, sans doute… Dis-moi Santa… on pourrait pas zapper Noël cette année ?!

100 !

Le weekend dernier, Laura et moi étions invités au tournoi “Leighton Accordo”, un tournoi de baseball féminin, en catégories U10, U12, U14 et U16. En gros, des joueuses de 8 à 16 ans, pour les néophytes (mais à mon avis, les néophytes ne se donnent plus la peine de lire les articles où je parle de Baseball…!!).

Le tournoi est organisé depuis 3 ans en la mémoire de Leighton, une (très) jeune joueuse décédée des suites d’un cancer. La cause est triste et noble mais le tournoi est aussi l’opportunité de rassembler ces jeunes joueuses et de les faire évoluer ensemble, sans la présence de garçons.

A cet âge-là, des équipes féminines de Baseball, c’est carrément impossible en France. Pourtant, ça change tout : elles peuvent jouer à tous les postes, pas seulement à ceux où on veut bien les laisser jouer, parce qu’il y a des joueurs plus forts qu’elles (pour certaines, ce point reste à démontrer !).

Le samedi, j’arbitrais en U14 ; je n’ai pas été impressionné. Mais le dimanche, dans la catégorie supérieure, ça commençait à jouer sévère ! Les jeunes joueuses se donnaient à fond sur le terrain. Parmi toutes ces jeunes filles, la meilleure de toutes, sans aucun doute, une jeune de quasi 17 ans, déjà pré-sélectionnée dans l’équipe américaine de Baseball féminin senior, affiche un sourire radieux ! Un petit gabarit mais des capacités athlétiques indéniables. Et sur le monticule… une véritable tireuse d’élite ! Bref, un vrai plaisir à voir évoluer ces jeunes Baseballeuses.

Mais aussi, quel plaisir d’arbitrer 3 matchs avec Laura ! C’est évidemment grâce à elle que j’ai pu participer à ce tournoi, pour lequel elle a déjà officié l’an dernier. Je pensais que je serais le seul arbitre mec, mais non… petite fausse note de l’organisation, Laura était la seule femme officielle. Et j’ajouterais qu’en plus, les mecs n’avaient pas son niveau. Celui avec qui j’ai arbitré samedi, en tous cas, était loin du compte (non, il n’y a pas de jeu de mots) :

  • indicateur dans la main droite…
  • en 6 matchs, il a dû remettre la balle en jeu environ… 3 fois…
  • côté rotations, j’attends encore qu’il monte en 3… ou même qu’il bouge son cul du cercle…
  • + le bonus qui change tout : ce cher collègue chiquait et donc crachait toutes les 5 minutes autour du marbre. Un vrai bonheur !

C’est pas grave, j’ai quand même fait mes 6 matches samedi + mes 3 matchs dimanche ! Autant dire que le dimanche soir, on était bien rôtis tous les deux !!

Le 2ème match du samedi avait pour moi une saveur particulière : c’était le 100ème match de ma saison ! Jamais je n’avais atteint un tel chiffre. Mon “record” précédent était de 68 (j’avais raté le 69 d’un cheveu… et parfois, un cheveu dans un 69, ça peut tout gâcher…) lors de la saison 2019, où j’avais enchaîné Challenge de France, Championnat d’Europe U12 et Little League. Mais cette année, avec l’été qui se prolonge en Californie, j’ai pu ajouter une quarantaine de matchs à mon calendrier. Je finis la saison à 107 ! Défi pour la saison prochaine : faire encore mieux.

Mais là, rien n’est encore fait… on doit encore faire valider ce putain de Visa avant que je puisse bosser sur un match officiel, en high-school ou ailleurs.

Allez, on finit quand même sur une note positive : ce tournoi à Chandler, Arizona, était aussi l’occasion de traverser une partie de la Californie et de l’Arizona, et donc de traverser des paysages inimaginables en France, peut-être même en Europe. Le voyage a duré 5 ou 6 heures mais il aurait pu durer deux ou trois fois plus si on s’était arrêtés pour prendre des photos chaque fois qu’il y avait un quelconque truc un tant soit peu photogénique. Alors voici les quelques photos que j’ai pu glaner lors de ce périple, parfois même depuis la voiture, en conduisant. Je sais c’est mal. Mais si j’écris aujourd’hui, c’est que je ne suis pas mort. Alors bon.

To be continued… ou pas.

San Francisco en photos

Mieux que des mots, des photos.

Du Golden Gate à Alcatraz en passant par le Transamerica Building ou la toute nouvelle Salesforce Tower, sans oublier un rapide passage par Haight-Ashbury.

Une soixante de clichés pour se balader dans the City of the Bay.

To be continued… or not.

Vœu exhaussé

100 fois j’ai en rêvé.

Des milliers de fois je l’ai contemplé. En photos, en vidéos.

J’ai même une reproduction miniature que mes parents m’ont rapportée de leur voyage en Californie dans les années 90.

Mais jamais je ne l’avais vu en vrai.

Et hier, au détour d’un virage, il est apparu. Majestueux. Même si je savais qu’on était venus jusqu’ici pour ça, je n’étais pas prêt. Grandiose, par dessus la colline. Tellement plus impressionnant que le pont d’Aquitaine ! Et ce rouge, au milieu de ce ciel si bleu. Tout était parfait hier. Comme s’il m’attendait, depuis 35 ans.

Arrivés sur le parking, je peux même pas (d)écrire ce que j’ai ressenti. 35 ans de souvenirs se sont précipités d’un coup. Comme Laura l’a écrit hier, “nous étions sur le toit du monde”. Comme si j’étais arrivé à destination. Un périple de 35 ans.

L’émotion passée, on a pris les vélos (une idée lumineuse de ma chérie !) et on a pédalé au milieu des collines qui entourent le Pont de la Porte Dorée. De ce côté, l’endroit est encore un peu sauvage, préservé, ce qui rend l’ouvrage encore plus imposant.

Plus tard, on a repris les vélos et on a traversé le Pont. Un truc de dingue ! Pas une trace de ce célèbre brouillard : on pouvait parfaitement voir la ville et l’autre pont, le Bay Bridge. Extraordinaire.

On s’est baladé dans le Golden Gate Park et dans le quartier de Haight-Ashbury et, à la nuit tombée, on a repris les vélos pour traverser le Pont dans l’autre sens. Splendide.

Quelques centaines de mètres avant la fin de la traversée, pour me remercier d’être venu jusqu’à lui, d’avoir passé la journée à ses côtés, sans doute aussi parce que j’ai patienté sagement pendant 35 ans, le Pont m’a offert $100. Il les avait précautionneusement déposés au milieu de la piste cyclable, en veillant à demander au vent de ne pas souffler trop fort pour qu’ils ne s’envolent pas. Il avait aussi fait en sorte de plier le billet pour que je vois clairement le nombre “100” inscrit dans un coin. J’ai freiné, laissé un peu de gomme sur l’asphalte en souvenir, ramassé mon cadeau, remercié le Pont et je suis reparti rejoindre Laura.

Merci Laura. Merci Monsieur le Golden Gate Bridge. Ce fut une journée magnifique. Inoubliable. Mon vœu est exhaussé. Et même un peu plus !

To be continued… ou pas.

Direction San Francisco !

Dans une heure environ, je pars pour San Francisco.

Je ne sais pas si tu comprends l’importance de cette petite phrase : “direction San Francisco”.

Je ne veux pas me vieillir mais ça fait environ 35 ans que j’attends ce moment. Que je rêve de ce moment. 35 ans. Comme quoi parfois (souvent ?), la vie prend son temps.

J’avais 16 ou 17 ans, à l’époque, et je ne me souviens plus vraiment comment ou pourquoi, mais j’étais fan de cette ville. Je ne me souviens plus très bien non plus de l’enchaînement des faits mais plusieurs souvenirs restent très clairs dans ma tête.

D’abord, il y eu cette tapisserie dans ma chambre. D’un ton bleuté. Les motifs sur la tapisserie elle-même restent assez flous. Des nuages, peut-être. Par contre, je me souviens très bien de la frise qui courait sur les murs : le Golden Gate Bridge !

Puis, il y eu ce numéro de “Géo” spécial San Francisco. Une pépite. A l’intérieur, il y avait un poster panorama de la baie avec toutes les rues, tous les monuments… Je pouvais littéralement me balader dans la ville (à l’époque, y’avait pas Google Earth ou le Street View !).

Enfin, ce trip à Paris avec mon pote Marco. On avait décidé de monter à Paname pour se faire les boutiques de Baseball. On n’avait juste pas vraiment anticipé que c’était le bicentenaire de la Révolution Française et que se balader dans la ville à quelques jours du 14 Juillet 1989 relevait du défi !
Je suis incapable de dire dans quel magasin de sports US on a atterri. Par contre, je me souviens très bien que je suis ressorti de là avec la casquette des San Francisco Giants. Couleurs que j’ai portées fièrement pendant plusieurs décennies. Même quand je suis allé à Wrigley Field, fief des Chicago Cubs, en 2003, je portais mon blouson des Giants !

Alors voilà, dans quelques heures, je serai arrivé sur la Baie et demain, j’irai me promener dans S.F. Mais cette fois, pour de vrai. Pas sur un plan ou dans un livre : le Pier 39, le Golden Gate, Oracle Park, Lombard Street… je pourrai tout découvrir.

Et le plus incroyable dans cette histoire, c’est que j’aurai la meilleure des guides touristiques de la ville : Laura !

Parce qu’en plus d’être adorable, formidable et brillante ; en plus d’être arbitre de Baseball elle aussi ; en plus d’avoir étudié le Français au lycée et de redoubler d’effort depuis 4 mois pour apprendre ma langue ; en plus d’être, dans bien des aspects, mon clone au féminin (et ce devrait déja être largement suffisant), elle a ce petit truc en plus auquel jamais je n’aurais osé rêver : elle a grandi à Berkeley, à deux pas de San Francisco.

Alors, ces vacances de Thanksgiving vont juste être extraordinaires !

Comme quoi la vie prend son temps, certes. Mais quand elle se décide à faire les choses, elle ne les fait pas à moitié.

To be continued… ou pas.

C’est le drame

Bientôt deux mois que je suis arrivé à San Diego.

Tout allait pour le mieux jusqu’ici.

Il faut bien l’avouer, la Californie du Sud a des accents de paradis : les palmiers invitent à la rêverie, le soleil donne le sourire et les gens sont adorables.

Mais voilà, tout ça c’était avant le drame.

Ça s’était déjà produit une ou deux fois depuis mon arrivée, sans que ça m’inquiète plus que ça. Mais ce soir, c’était pire que d’habitude. C’était même violent et, surtout, ça a duré plus longtemps que les fois précédentes.

Si on y réfléchit bien, c’est pas si grave ; mais ça fait remonter des souvenirs que je pensais enfouis dans ma mémoire.

Bon… enfin voilà…. c’est triste à dire mais… ce soir… il a plu.

To be continued… ou pas.

Histoire d’assiette

Je vous l’avais déjà dit il y a quelques temps, vendredi dernier était un grand jour : ma 1ère plaque à l’Université de San Diego State (SDSU).

Je le répète, ce n’était qu’un match amical, mais quand même. J’attendais ça avec impatience. Après 4 “matchs” passés sur bases, je voulais savoir si j’avais les cou capacités pour affronter ces lancers à plus de 90 mph.

Contrairement à d’habitude, je suis arrivé au Tony Gwynn Stadium très en avance. Le premier, même. J’ai pris le temps de m’asseoir dans les tribunes pour contempler. Contempler ce magnifique stade, humer l’atmosphère d’avant-match, mais aussi prendre du recul sur les évènements.

Une fois habillé, je suis descendu sur le terrain, sans trop de pression. Les joueurs finissaient leur échauffement, sortaient des cages de frappes ou des bull-pens (promis, un jour, je ferai un lexique pour les néophytes !) puis la trentaine d’étudiants et leurs coachs ont commencé à s’agglutiner devant les dug-outs. Il y avait même une dizaine de spectateurs dans les tribunes. Vu le nombre, on se serait cru en France, mais les tribunes sont nettement plus jolies ici !

J’ai échangé quelques amabilités avec le coach assistant, pris les balles de match et posé mes fesses derrière l’assiette, comme ils disent ici (the plate, the dish… le marbre quoi !), prêt à prendre les premiers pitches d’échauffement.

Évidemment, j’ai pas pu m’empêcher de regarder l’écran géant au champ centre pour savoir ce que racontait le radar : 85-90 pendant l’échauffement… pas mal. Le tout sous l’œil bienveillant, au champ droit, de Stephen Strasburg, joueur professionnel natif de San Diego et, bien entendu, de Tony Gwynn, né pas très loin d’ici, à Los Angeles, qui a donné son nom au stade de SDSU. A coté de la photo de Mr Gwynn, il y a ces mots (ses mots, sans doute) :

Do things right !

J’avais bien pour objectif d’appliquer ce principe à la lettre. Si je voulais avoir une chance de revenir un jour, il valait mieux que j’écoute Mr Gwynn !

Et puis, j’ai annoncé “Play !”

4 manches. Seulement 4 manches. Mais j’ai pris mon pied. Je suis rentré à la maison en disant à Laura “c’est ça que je veux faire, c’est là que je veux être, c’est pour faire ce genre de match que je suis venu”.

Si seulement quelqu’un pouvait m’entendre. Si les Dieux du Baseball pouvaient m’entendre. Zut… Ils ne parlent peut-être pas ma langue… mais je peux toujours leur demander.

To be continued… ou pas.

Spécial Halloween

Depuis des semaines, le quartier se prépare pour Halloween. Rares sont les maisons sans décoration. J’ai donc entrepris un petit tour des “blocks” avoisinants pour vous donner un aperçu.

Ci-dessous, les trois portraits d’humains bien vivants proviennent de la Fête des Morts, “Dia de los Muertos” organisée dans le quartier de City Heights de San Diego.

To be continued… ou pas.

Dans la cour des grands

Je l’ai déjà dit, j’ai atterri au pays du Baseball. C’est aussi pour ça que je suis venu.

Donc depuis le 20 Septembre, date de mon arrivée ici, j’ai réussi à arbitrer quelques matchs.  L’occasion de montrer à nos amis Yankees (peut-on encore les appeler comme ça quand on est sur la côte Ouest à 15 kilomètres du Mexique…?) ce qu’un petit Français venu de nulle part sait faire sur un terrain de Baseball. 

Mais avant tout, faut que je vous raconte une anecdote trop drôle.

D’habitude, j’annonce toujours la couleur aux coachs : j’explique d’emblée que je suis français, pour essayer d’anticiper tout problème de communication. Bien sûr, je vous passe les “oooh… really?”, les “wow… amazing!” et les…. “where did you say it was ?!”. Mais ce matin-là, j’ignore pourquoi, je n’ai rien dit. Je me suis contenté de dire, au milieu de la 2ème manche, que je n’étais pas Américain. Ce qui apparaissait déjà comme une bizarrerie.

Fin de 2ème manche, le coach de l’équipe locale veut savoir d’où je viens. “You will have to guess”, je lui lance. Une manche plus tard, les coaches des deux équipes jouaient aux devinettes. J’ai eu droit à tout. Et il faut l’avouer, à tout et à n’importe quoi : de la Nouvelle-Zélande, au Pays de Galle, en passant par l’Écosse, l’Angleterre, la Pologne, l’Israël et l’Ukraine (un combo des pays en guerre…), l’Allemagne et le Portugal… Et j’en passe sans doute.

La blague a duré jusqu’à la fin du match, où j’ai fini par lâcher fièrement “from France !”. A la surprise générale. C’était drôle.

Mais je referme cette parenthèse et j’en viens aux faits.

J’ai donc arbitré quelques matchs de Little League (après tout, si je suis à San Diego, c’est bien grâce à la Little League, non ?! Je peux bien leur donner un peu de mon temps !) et aussi quelques matchs de ce qu’ils appellent ici “Travel Ball”.

Il y a toujours besoin de volontaires bénévoles pour officier sur ces rencontres. Je m’y colle donc avec plaisir. Ça m’a permis de revoir mon ami Bill, rencontré à Easley, S.C. lors des World Series, mais également d’arbitrer deux rencontres avec Laura. Un vrai plaisir !

Mais si je traîne sur les terrains, c’est pour une simple et bonne raison : montrer ma tête aux désignateurs de la League, la San Diego County Baseball Umpires Association, histoire qu’ils comprennent bien que je suis là et qu’ils m’inscrivent dans leurs tablettes le moment venu.

Et j’avoue, comme souvent d’ailleurs, être plutôt chanceux de ce côté-là. Depuis 10 jours, je fais des apparitions régulières sur le terrain des équipes universitaires de San Diego : les “Aztecs” de San Diego State University (SDSU) et les “Toreros” de la University of San Diego (USD). Ces 2 équipes évoluent en Division 1 de NCAA, le très relevé championnat universitaire.

Mais attention, on ne s’enflamme pas !! C’est pas le championnat ! Il s’agit de “scrimmage games”, des matchs amicaux intersquad, pour l’instant en 3 ou 6 manches, pas plus. C’est sur la base du volontariat, personne n’est payé pour ces matchs-là et c’est sans doute pour ça qu’il y a toujours des spots de libres. Et moi, ça m’arrange !

Je suis déjà allé 3 fois à SDSU et 1 fois à USD. Et là, vraiment, c’est une autre dimension. La cour des grands, à 20 minutes de la maison ! Les stades sont juste magnifiques, particulièrement celui de USD.

Cunningham Field – USD – University of San Diego

A part les terrains… pardon “les complexes sportifs” (des installations de malades : piscine, terrain de foot en synthétique, terrain de Softball taillé pour la NCAA, terrains de tennis, salles de réunion, bureaux des coachs… tout est parfait, pas un brin d’herbe qui dépasse !), plusieurs aspects du jeu universitaire m’ont marqué :

  • les conseils des coachs : on n’est plus dans la technique ou beaucoup moins, tous les joueurs savent jouer, on est dans une approche mentale du jeu.
  • la vitesse de jeu : en tant qu’arbitre, tu peux pas te permettre de perdre la balle des yeux… sinon y’a moyen de mourir au milieu du carré… les relais des catcheurs sont, en particulier, assez impressionnants.
  • les battes en alu : hé oui !! regarder la NCAA à la télé, c’est bien joli… mais se retrouver à 25 ou 30 mètres de grands gaillards de 20 ans armés de battes en alu, c’est pas pareil ! Pas plus tard que vendredi, j’ai vu venir vers moi deux énormes line-drives (une en position deep-C, l’autre en position A, pour les puristes), et j’ai dû jouer les Keanu Reeves dans “Matrix” pour ne pas me la prendre en pleine tête ! Impressionnant !

Vendredi 27 Octobre, j’y retourne pour y faire ma première apparition à la plaque. Je vais mettre deux caleçons, au cas où… ! Je vous raconterai tout ça. Ou pas !

Pour finir, quelques photos du “Tony Gwynn Stadium” home of the Aztecs de SDSU !

To be continued… ou pas.

Bienvenue à Disneyland

Je vais enfoncer une porte ouverte : ici c’est le pays du Baseball. Un autre monde. Des terrains partout, vraiment partout. Du Baseball tout le temps, vraiment tout le temps.

Y compris dans la rue. Le truc qu’on voit que dans les films. Américains, bien sûr. Sauf que là, j’étais dans le film (meilleur second rôle !).

Quelques jours après les Senior League World Series, lors de ma 1ère venue à San Diego, je me suis retrouvé un matin, devant la maison, à jouer avec le fils des voisins. 3 ans et déjà un swing bien maîtrisé ! 3 ans ?!?! Un autre monde, j’vous dis… !

Cet athlète en herbe est bien sûr inscrit dans la Little League locale : la Sunshine Little League (là où officie ma chérie !). Un jour, on ira le voir jouer. Oui, bien sûr, à 3 ans, il fait déjà des compèts. Et un jour peut-être, j’irai arbitrer un de ses matchs !

Pour voir du Baseball ici, rien de plus facile. Évidemment, San Diego, c’est la ville des Padres. Quand, fin Septembre, on a réalisé que les playoffs allaient se jouer sans eux, on s’est empressé de réserver des places pour le dernier match de la saison régulière auquel on pouvait assister !

Petco Park – San Diego, CA

J’avais pas mis les pieds dans un stade MLB depuis Wrigley Field à Chicago, un jour glacial d’avril 2003 ! Je me souviens avoir pénétré dans les tribunes et avoir été ébloui par la lumière et les couleurs magnifiques de ce stade mythique, ouvert en 1914.

A Petco, autre ambiance : le stade est sorti de terre 90 ans après celui des Cubs ! En pleine ville. On fait la queue dans la rue, on passe un portique de sécurité et on entre… dans la rue ! Tout se mélange : on est à la fois encore dans la ville et déjà dans le stade, entouré par les buildings de Downtown. J’ai adoré cette atmosphère !

Vivement la saison prochaine !!!

Mais le Baseball à San Diego ne s’arrête pas aux Padres. Tu penses bien. Surtout pas quand tu colles ensemble deux fans de ce sport. Alors on a pris la voiture et on est allé voir les Storm de Lake Elsinore, équipe de Single A affiliée aux Padres, à 2 heures de route (https://www.milb.com/lake-elsinore).

Ambiance plus feutrée (1 à 2 mille spectateurs contre les 40.000 de Petco Park) mais qu’est-ce que c’était bien ! 1er rang derrière le back-stop. On pouvait appeler les pitchs de notre fauteuil (on n’était pas toujours d’accord mais c’est pas grave !). On s’est même offert le luxe d’apparaître sur l’écran géant, pendant l’hymne national, s’il vous plaît !

Je te mets l’image en gros plan au cas où t’aies pas tout bien vu !!

Cherchez bien… !

Allez, assez parlé de Baseball. La prochaine fois, je parlerai… de Baseball. Mais cette fois, c’est moi qui serai sur le terrain (#nonjenaipassignechezlespadres).

To be continued… ou pas.

Nourriture avariée

En arrivant à San Diego, je savais déjà que ma chérie était une fan de Dr Seuss. Une fan ? Que dis-je ? Une inconditionnelle !

The famous “Cat in The Hat”!

Évidemment, en France, le nom de Dr Seuss, n’évoque rien à personne. Ou quasi. Pourtant, si j’en crois Wikipédia, “ses livres se sont vendus à plus de 600 millions d’exemplaires et traduits dans plus de 20 langues au moment de son décès, en 1991” (bien plus maintenant, d’après des sources proches… de moi).

Theodor Seuss Geisel, de son vrai nom, alias Dr. Seuss, donc, a principalement écrit des livres pour enfants. Une soixantaine. Ses illustrations sont plutôt originales et reconnaissables. Les textes, eux, sont très drôles et, en anglais, sont de véritables “tongue-twisters” :

Fox Socks Box Knox

Knox in box. Fox in socks.

Knox on fox in socks in box.

Socks on Knox and Knox in box. Fox in socks on box on Knox.

Si le nom de Dr Seuss ne vous dit toujours rien, je vous donne un dernier indice : “Le Grinch”. Toujours pas…? Sorry, there’s nothing more I can do.

Mais au fait… on n’est pas là pour parler littérature. On est là pour parler nourriture avariée. Donc voici les faits.

Naïvement , je pensais que l’addiction de ma chérie s’arrêtait à quelques dizaines de bouquins, des illustrations par-ci par-là, des sculptures (home-made, s’il vous plaît) partout sur les murs. Pas du tout. J’ai moi-même contribué à ma propre perte en lui ramenant la version française de “Green Eggs and Ham” : “Les œufs verts au jambon”. Énorme erreur !

Tout est nouveau ici. J’ai beaucoup à apprendre. Dr Seuss fait donc partie de ces nouveautés. Mais je ne pensais pas qu’un jour, il s’inviterait dans mon assiette.

To be continued… ou pas.

Nouvel environnement

Nouvelle vie. Nouvelle ville. Nouveau quartier. Nouveaux voisins.

Tout est parfait ici.

A une exception près.

Alors bien sûr, j’ai pas pu m’empêcher d’approcher pour lire…

Warning

No trespassing

Violators will be shot.

Survivors will be shot again.

Je traduis ou tout le monde a compris ?

PS : Maman, ne t’inquiète pas : tout va bien !!

To be continued… ou pas.